Les 10 et 11 mai 2025, les clubs d’aïkido de Seyssinet-Pariset et d’Herbeys se retrouvaient pour la première édition d’un stage commun autour du iaido et de l’aïkido. Invité pour animer le iaido : Gilles Rovere, président du Cercle de Iaido.
Le samedi s’est déroulé au complexe sportif Joseph Guétat à Seyssinet-Pariset, le dimanche à la Maison Pour Tous d’Herbeys.
Iaido et aïkido : deux disciplines, un même chemin
À l’École Aïki-Zen de Seyssinet-Pariset, la pédagogie place l’attitude, la respiration et les déplacements au cœur de l’apprentissage — avant même les techniques. C’est dans cet esprit, transmis par François Bourbon, fondateur de l’école, que le iaido occupe une place naturelle : travailler le sabre, c’est travailler la posture, l’intention, la précision du geste, et retrouver les mêmes déplacements que ceux de l’aïkido. Le iaido n’est pas une discipline parallèle — c’est l’un de ses fondements. C’est cet esprit qui continue de guider le travail de la Commission Technique.
Le iaido tel que le pratique et l’enseigne Gilles Rovere s’inscrit pleinement dans cette perspective. Le Cercle de Iaido, qu’il préside, a été fondé en 2000 par des pratiquants d’aïkido avec un objectif explicite : approfondir l’aïkido au travers de la pratique du iaido, pour mieux comprendre les racines et le sens de la discipline telle que l’a créée Morihei Ueshiba — selon l’enseignement de Nobuyoshi Tamura Shihan. Ce stage inaugural en est une première illustration concrète : une vingtaine de pratiquants réunis, des deux clubs, pour explorer ensemble ce lien vivant entre les deux voies.
Le fil conducteur : centre, intention, relâchement
Sur les deux journées, le travail de Gilles Rovere a placé trois notions au cœur de la pratique du iaido : le centre, l’intention et le relâchement.
La coupe n’est pas un geste de bras — elle naît du centre, se prolonge dans les doigts, et ne s’arrête pas. La main gauche n’est pas passive : c’est elle qui guide la direction, libère le sabre au bon moment, maintient le lien tout au long du mouvement. Les katas travaillés — kata mae, kata sanpo giri — ont permis d’explorer ces principes dans des enchaînements de plus en plus fluides : coupes dans les quatre directions, dégainages, coordination des pieds et du centre, présence au partenaire imaginaire.
La session d’aïkido animée par Gaëtan Caldara a prolongé naturellement ce travail : jumbi dosa, irimi-tenkan, travail du centre et du ma-aï — les mêmes fondements, dans une autre forme.
Le dimanche à Herbeys, Gaëtan a proposé une exploration plus profonde du travail centre-à-centre : tori déplace son propre centre, les deux partenaires travaillent en écho, ni en opposition ni en fusion. Une continuité vivante entre les deux disciplines.
Vous souhaitez découvrir l’aïkido et le iaido comme support de votre pratique ? L’École Aïki-Zen de SeyssinetPariset vous accueille — n’hésitez pas à nous rejoindre sur les tatamis. Plus d’informations sur aikido-seyssinetpariset.fr.




















