Stage iaido et aïkido — 2ème édition pour les clubs de Seyssinet-Pariset et d’Herbeys

Les 18 et 19 avril 2026, l’École Aïki-Zen de Seyssinet-Pariset accueillait la deuxième édition de son stage commun avec le club d’Herbeys, dédié au iaido et à l’aïkido. Une vingtaine de pratiquants de tous niveaux se sont retrouvés le samedi au complexe sportif Joseph Guétat, puis le dimanche à Herbeys.

Ces deux journées étaient animées par Gilles Rovère, président du Cercle de Iaido — association fondée en 2000 autour de la conviction que la pratique du sabre japonais est un chemin privilégié pour approfondir l’aïkido, dans la tradition de Nobuyoshi Tamura Shihan.

C’est précisément l’esprit de l’École Aïki-Zen : ici, le iaido n’est pas une discipline à part. François Bourbon, fondateur du club, avait fait du travail au sabre l’un des fondements de l’enseignement — parce que travailler le sabre, c’est travailler l’attitude, la respiration, les déplacements, avant même les techniques. Un apprentissage du corps qui nourrit directement la pratique de l’aïkido.

Un an après la première édition, ce stage confirme qu’il a trouvé sa place — et que l’amitié entre les deux clubs isérois se construit aussi sur les tatamis.


Stage iaido et aïkido avec Gilles Rovere – 1ère édition

Les 10 et 11 mai 2025, les clubs d’aïkido de Seyssinet-Pariset et d’Herbeys se retrouvaient pour la première édition d’un stage commun autour du iaido et de l’aïkido. Invité pour animer le iaido : Gilles Rovere, président du Cercle de Iaido.
Le samedi s’est déroulé au complexe sportif Joseph Guétat à Seyssinet-Pariset, le dimanche à la Maison Pour Tous d’Herbeys.

Iaido et aïkido : deux disciplines, un même chemin

À l’École Aïki-Zen de Seyssinet-Pariset, la pédagogie place l’attitude, la respiration et les déplacements au cœur de l’apprentissage — avant même les techniques. C’est dans cet esprit, transmis par François Bourbon, fondateur de l’école, que le iaido occupe une place naturelle : travailler le sabre, c’est travailler la posture, l’intention, la précision du geste, et retrouver les mêmes déplacements que ceux de l’aïkido. Le iaido n’est pas une discipline parallèle — c’est l’un de ses fondements. C’est cet esprit qui continue de guider le travail de la Commission Technique.

Le iaido tel que le pratique et l’enseigne Gilles Rovere s’inscrit pleinement dans cette perspective. Le Cercle de Iaido, qu’il préside, a été fondé en 2000 par des pratiquants d’aïkido avec un objectif explicite : approfondir l’aïkido au travers de la pratique du iaido, pour mieux comprendre les racines et le sens de la discipline telle que l’a créée Morihei Ueshiba — selon l’enseignement de Nobuyoshi Tamura Shihan. Ce stage inaugural en est une première illustration concrète : une vingtaine de pratiquants réunis, des deux clubs, pour explorer ensemble ce lien vivant entre les deux voies.

Le fil conducteur : centre, intention, relâchement

Sur les deux journées, le travail de Gilles Rovere a placé trois notions au cœur de la pratique du iaido : le centre, l’intention et le relâchement.

La coupe n’est pas un geste de bras — elle naît du centre, se prolonge dans les doigts, et ne s’arrête pas. La main gauche n’est pas passive : c’est elle qui guide la direction, libère le sabre au bon moment, maintient le lien tout au long du mouvement. Les katas travaillés — kata mae, kata sanpo giri — ont permis d’explorer ces principes dans des enchaînements de plus en plus fluides : coupes dans les quatre directions, dégainages, coordination des pieds et du centre, présence au partenaire imaginaire.

La session d’aïkido animée par Gaëtan Caldara a prolongé naturellement ce travail : jumbi dosa, irimi-tenkan, travail du centre et du ma-aï — les mêmes fondements, dans une autre forme.

Le dimanche à Herbeys, Gaëtan a proposé une exploration plus profonde du travail centre-à-centre : tori déplace son propre centre, les deux partenaires travaillent en écho, ni en opposition ni en fusion. Une continuité vivante entre les deux disciplines.

Vous souhaitez découvrir l’aïkido et le iaido comme support de votre pratique ? L’École Aïki-Zen de SeyssinetPariset vous accueille — n’hésitez pas à nous rejoindre sur les tatamis. Plus d’informations sur aikido-seyssinetpariset.fr.

Stage jeunes en Matheysine – 1ère édition

Les 24 et 25 mai 2025, un groupe de jeunes aïkidokas de Seyssinet-Pariset participait à la première édition du stage jeunes en Matheysine, organisé par la commission jeunes du CIDDSAB (Comité InterDépartemental Dauphiné-Savoie d’Aïkido et de Budo). Rendez-vous au dojo du complexe Jean Morel à La Mure, avec une nuitée au collège-lycée rural tout proche.

Une première édition interdépartementale

Ce stage jeunes sur deux jours était une première — et une belle réussite : 44 enfants et 23 encadrants venus de plusieurs clubs d’Isère et des départements voisins se sont retrouvés pour un week-end de pratique et de vie commune. L’initiative de Romain Minotti, responsable de la commission jeunes du CIDDSAB, a rassemblé bien au-delà des frontières habituelles.
Le programme du samedi s’articulait autour de 6 ateliers — 4 sur les tatamis et 2 dédiés aux armes, avec du travail de ken et des katas au jo. Ateliers d’une heure chacun, avec rotation entre les groupes. Le dimanche matin, la pratique reprenait avant un repas froid partagé et un retour en fin de matinée.
La nuit s’est passée en chambrées non-mixtes au collège, avec jeux de société et animations organisés pour les jeunes. Repas du soir et goûter étaient inclus dans l’organisation.

Un accueil chaleureux du club organisateur

Le club Aïkido Matheysine, conduit par Yvan BOTTON, a assuré un accueil superbe tout au long du week-
end. L’ensemble des enseignants de la Commission Technique de Seyssinet-Pariset était présent. Très bonne ambiance sur les deux jours — les enfants sont repartis ravis, les encadrants aussi.

Une rencontre à renouveler

« C’est la première édition, j’espère qu’elle va être une réussite et que l’on pourra pérenniser cette rencontre dans les années à venir » — c’est dans cet esprit que Romain Minotti avait lancé l’invitation. Le résultat a visiblement tenu ses promesses, et cette nouvelle rencontre devrait s’inscrire dans la durée.

Vous souhaitez que vos enfants pratiquent l’aïkido ? L’École Aïki-Zen de Seyssinet-Pariset accueille les jeunes dès 7 ans. Plus d’informations ici : https://aikido-seyssinet-pariset.fr/aikido-et-les-enfants/

Stage Sempaï Kohaï

Le 14 novembre dernier, un stage d’aïkido a eu lieu au Dojo du Complexe Sportif Joseph Guétat. Ce stage, organisé à Seyssinet-Pariset pour la première fois par le Comité Inter Départemental Dauphiné-Savoie, avait pour thème « Sempaï – Kohaï » et a réuni 42 aïkidokas, dont 24 femmes, 18 hommes, 8 adolescents et 3 seniors.

Comme de tradition dans les arts martiaux japonais, l’élève ancien, Sempaï, était là pour guider le nouvel élève, Kohaï, sous le regard bienveillant des professeurs, Gaëtan Caldara, 5ème dan, référent technique départemental et professeur au club d’Herbeys, et Laurent Mastrorilli, 3ème dan et professeur au club de Seyssinet-Pariset.

Dés leur arrivée dans le dojo, les Kohaïs ont été accueillis par les Sempaïs. Ceux-ci se sont assurés que chacun a trouvé sa place sur et en dehors du tatami. Durant toute la séance, Gaëtan et Laurent, les deux professeurs, ont proposé un travail centré sur les sensations.

Conformément aux préceptes, les Sempaïs ont invité les Kohaïs, se sont montrés avec eux attentifs et bienveillants et les ont aidés quand ils en avaient besoin en leur montrant les gestes justes (une attaque sincère, un déplacement, une technique de projection). Les Kohaïs, eux, se sont attachés à rester ouverts, à observer et à tenter de reproduire ces gestes justes ; toute erreur étant une occasion de progresser et de devenir à leur tour Sempaï pour un autre Kohaï.

Stage d’intégration 2020 : Les inscriptions sont ouvertes !

Le club de Seyssinet-Pariset organise son stage d’intégration le week-end des 10 et 11 octobre 2020 à Villard-de-Lans, en partenariat avec le club d’Herbeys. Il se déroulera dans le complexe sportif du lycée Jean Prevost et sera encadré par Roger Genevois (ceinture noire troisième dan diplômé du Brevet Fédéral) et Gaétan Cladara (ceinture noire quatrième dan diplômé du Brevet d’État). Au programme de ce stage, pratique de l’aïkido et vie conviviale en gîte.

Les inscriptions sont ouvertes dès à présent !

La fiche d’inscription accompagnée du réglement sont à remettre à Josée ou un membre du Comité Directeur.
Pour plus d’informations consultez la fiche du stage.

Premier Kangeïko seyssinettois

Pratique matinale à l’Aïkido Seyssinet-Pariset Pour une semaine(du 10 au 14 février 2020) les Aïkidokas de Seyssinet-Pariset ont participé au « KAN GEIKO », littéralement « Entrainement dans le froid ». Cette pratique japonaise issue des arts martiaux traditionnels, consiste à s’entrainer tôt pendant les périodes froides pour mettre le pratiquant à l’épreuve sur sa résistance physique, sa force mentale et la profondeur de son engagement. Sur la plan énergétique cette pratique concourt à purifier l’esprit.
Ces conditions d’entrainement auraient pu en décourager, mais ce n’est pas moins de 15 pratiquants qui ont répondu présent de 5h45 à 7H, avec au programme pratique du sabre de bois « Bokken », pratique à l’extérieur du dojo pour se confronter à la rudesse du climat. Pour la majorité des courageux ces entrainements au lever du jour se sont ajoutés aux 3 sessions hebdomadaires habituelles, soit au total pas moins de 8 moments de pratique dans la semaine.
Pour clore cette semaine intense, les pratiquants se sont réunis pour un moment de convivialité le samedi midi autour d’un repas partagé. Fatigué, mais rechargé en énergie chacun a pu apprécier encore davantage son week end.

Osoji 2020 : Grand ménage à l’Aïkido !

Samedi 18 janvier 2020 de 8h30 à 12h au Dojo Joseph Guétat, ce n’est pas armé de leurs traditionnelles armes en bois que les pratiquants du club d’Aïkido de Seyssinet-Pariset ont entamé la nouvelle année. Mais plutôt le balai et la serpillière à la main !

En effet, comme le veut la coutume japonaise, le dojo (lieu de pratique des arts martiaux) est nettoyé de fond en comble pour la nouvelle année. Historiquement issu de rites purificateurs shinto, ce grand nettoyage appelé Ôsôji est devenu surtout l’occasion de traquer la poussière, ranger le lieu de vie pour mieux en profiter tout au long de l’année. Ce ne sont pas moins de 15 pratiquants qui se sont rendu un samedi matin, plus tôt que l’horaire d’entraînement habituel, pour débuter la matinée par un travail énergétique. S’en est suivi un petit déjeuner convivial donnant le carburant nécessaire au grand ménage en lui-même. Bureau, vestiaires, placards ont été nettoyés. Comme le veut la tradition les tatamis du dojo ont été aspirés et soulevés pour débusquer la poussière accumulée au-dessous. Puis pour finir, la serpillière a été passée à la méthode des écoles d’arts martiaux japonais, on tient la serpillière au sol avec les deux mains et ce sont les pieds qui poussent tout le corps qui avance à la force des jambes.

La matinée s’est terminée par une pratique d’Aïkido sur un dojo étincelant, avant le retour à une tradition plus gauloise, le partage de la tout aussi traditionnelle galette des rois.

Un troisième Dan pour Roger Genevois

Il y a quelques jours l’Aïkido Seyssinet-Pariset fêtait l’obtention de la ceinture noire 3ème dan de Roger GENEVOIS, professeur et responsable de l’enseignement du club.

Le club de Seyssinet-Pariset a été créé il y a plus de 40 ans par François BOURBON, et il fût un des premiers élèves formé par Nobuyoshi TAMURA qui est arrivé du Japon envoyé par le fondateur O Sensei Morihei UESHIBA pour diffuser l’Aïkido en Europe. François BOURBON, professeur d’Aïkido diplômé de Brevet d’État, avait créé une méthode d’enseignement : l’École Aïki-Zen. Il était parti avec son épouse s’installer en Bretagne en 2017 où il est décédé cet été. Il avait transmis en toute confiance les clés de son école à Roger GENEVOIS alors titulaire du Brevet Fédéral d’Aïkido.
Depuis Roger GENEVOIS travaille sans relâche pour appliquer et transmettre avec bienveillance à tous les pratiquants, enfants, adolescents, adultes, débutants et expérimentés, offrant des cours de qualité. Il a aussi mis en place un projet pluriannuel de formation de ses trois assistants Jean-Christophe ROCHE, Laurent MASTRORILLI et Florian CATHALA, tous trois ceintures noires 2ème dan et aujourd’hui titulaires du Brevet d’Initiateur Fédéral d’Aïkido pour l’épauler au quotidien sur les 5 séances hebdomadaires que propose le club, anticiper l’augmentation du nombre de pratiquants (+70 % sur ces deux dernières années) et surtout assurer la continuité de l’école Aïki-Zen. La démarche d’enseignant de Roger GENEVOIS va au-delà de Seyssinet-Pariset : il participe et initie des rencontres avec des enseignants des clubs voisins dans le département.

C’est dans ce contexte que la FFAB (Fédération Française d’Aïkido et de Budo) a décerné à Roger GENEVOIS le grade de ceinture noire 3ème dan, diplôme remis par d’anciens élèves de François BOURBON et aujourd’hui professeurs et dirigeants compétents et reconnus des différentes instances de l’Aïkido en Rhône-Alpes : Michel CHAMPAUZAC 5ème dan du club d’Échirolles, Anna CHAMPAUZAC 4ème dan du club d’Échirolles, Gaëtan CALDARA 4ème dan du club d’Herbeys et Jean-Luc MORAT 4ème dan du club de Claix.

En hommage à François Bourbon

Samedi 10 août 2019,  François BOURBON nous a quitté à 73 ans des suites d’une longue maladie.
Professeur diplômé d’État, 5ème dan, il a consacré sa vie à l’Aïkido, ses élèves ont tenu à lui rendre hommage.


Très tôt François s’est intéressé aux arts martiaux.  À l’adolescence il se consacre tout d’abord à la pratique du Judo dans le club de Vichy où il obtient un 2ème dan en 1970. Dans ce club il découvre l’Aïkido en 1965 avec son professeur Jean DESCHAMPS.
Très vite, François se passionne pour cet art martial nouveau, sous les influences de maître Masamichi NORO, de maître André NOCQUET, de Gérard BLAISE. Ce dernier lui présentera maître Nobuyoshi TAMURA en 1971, des mains duquel il obtiendra son 1er dan l’année suivante.
Pratiquant inlassable et exigent il développera son Aïkido et sa précision technique jusqu’à obtenir son 5ème dan en 2009.
Mais très tôt la notion d’adaptation en Aïkido devint une nécessité concrète dans sa pratique. Dans les années 1980 blessé durement aux membres inférieurs, l’utilisation de la force physique devint impossible. Il considérera ce « handicap » comme un événement positif lui permettant rendre sa pratique plus exigeante.
Au travers d’une recherche accrue dans l’étude des fondamentaux de l’Aïkido, il développe une pratique dynamique intégrant des déplacements fluides, légers et insiste sur l’utilisation de la mécanique du corps pour un travail précis et juste.
Pédagogue enthousiaste, il passe son brevet d’état en 1979 pour enseigner l’Aïkido à Vichy, puis à Bordeaux. Et enfin, arrive à Seyssinet-Pariset en Isère en 1977 où il crée son propre club avec l’aide de la municipalité de l’époque. Non sans susciter la curiosité des habitants, peu habitués à voir des « samouraïs » pratiquer régulièrement les armes à l’extérieur du Dojo.
François met en place dès 1990 une « École d’Aïkido » pour enfants de 8 à 12 ans au sein du club et assure le démarrage des premiers prémices du comité départemental en Isère.
François a dirigé et participé à de nombreux stages et jurys nationaux. Durant toute sa carrière d’aïkidoka et surtout d’enseignant, il a encadré un grand nombre d’élèves devenus des professeurs et des dirigeants compétents, faisant désormais partie des différentes instances de l’Aïkido en Rhône-Alpes.

Depuis septembre 2012, François avait créé sa propre méthode d’enseignement « Aïki-Zen». Introduisant la pratique de zazen (méditation assise) dans la préparation à l’Aïkido, insistant toujours davantage sur la nécessaire harmonie Aïte-Tori. Il disait envisager l’Aïkido comme un moyen de participer à l’évolution profonde de l’Être.
Une fois la continuité de son enseignement au sein du Dojo de Seyssinet-Pariset assurée, il prit sa retraite professionnelle mais pas martiale, en Bretagne, où il relancera le club d’Aïkido de Penmarch en 2017.

Entier, faisant un avec sa voie, vivant l’Aïkido chaque seconde, ses élèves le remercient pour son enseignement. Il n’a jamais cessé de transmettre ce qu’il estimait avoir mis beaucoup de temps à comprendre sur l’Aïkido.